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1 Environnement

LE MAÏS, CULTURE DE PRINTEMPS

Les semences de maïs sont semées au printemps, de mi-avril à fin mai suivant les régions et les conditions climatiques de l’année. Après le semis, la plante se développe sur une durée de 7 mois environ.

Son cycle se décompose en 3 phases de développement bien distinctes :

cycle vie mais

1. La phase végétative

Il s’agit de la première étape, incluant la germination. Les racines se forment, la tige et les feuilles aussi. Une fois la température du sol au-delà de 10°C, la germination a lieu. Les premières feuilles apparaissent alors à la surface du sol : c’est la levée. À ce stade, apparaissent les racines des couches superficielles du sol.

2. La phase de la reproduction

Cette phase débute par la formation des organes reproducteurs. À ce stade, 6 à 8 feuilles apparaissent, et avec elles, la panicule mâle (organe de reproduction mâle), qui contient les étamines et le pollen. Quelques jours plus tard, apparaîtront les fleurs femelles, qui donneront les épis.

Lors du développement des fleurs femelles, on observera l’apparition de soies (des récepteurs du pollen, qui féconderont l’ovule par la suite).

Ce stade marque la fin de la floraison et le commencement de la fécondation et du remplissage des grains, suivi de la maturation des épis.
La fécondation des fleurs femelles par le pollen se déroule généralement en juillet-août. Ce processus demandant beaucoup d’énergie au maïs, c’est une période cruciale à laquelle la culture est particulièrement sensible au manque d’eau et d’éléments nutritifs.

soie maïs
Soie de maïs

3. Le développement du grain et la maturation

Les grains de maïs se gorgent d’eau, de glucose, et d’éléments nutritifs issus à la fois du sol et de la photosynthèse. La photosynthèse est le processus bioénergétique par lequel la plante transforme les nutriments du sol ainsi que le CO2 atmosphérique en énergie. Ce phénomène est rendu possible grâce à l’énergie du soleil, capturée par la chlorophylle.

Les grains atteignent la maturité entre fin septembre et novembre selon les variétés. La récolte a lieu lorsque la plante jaunit et se dessèche.

Dans le cas où la plante serait destinée à devenir du maïs fourrage pour nourrir les bovins, celle-ci peut être récoltée avant la maturité du grain, vers août-septembre.

Comment l’agriculteur choisi ses variétés ?

Chaque variété de maïs à sa propre durée de cycle de développement. On appelle ce cycle le « niveau de précocité » de la plante. Cette durée est essentiellement déterminée par les besoins en chaleur de la plante qui, associés aux données météorologiques, permettent de déterminer les zones de culture possibles de chaque variété.


L’agriculteur choisit donc la précocité de sa variété en tenant compte de son sol et du climat dans sa région.

Plus une variété est tardive, plus elle sera productive, mais plus elle aura besoin de chaleur. Une variété précoce supportera mieux le froid, mais le rendement pourra être moins important.

De l’eau mais pas trop

Comme toutes les plantes, le maïs a le plus besoin d’eau au moment de sa floraison. Culture d’été, la floraison du maïs a lieu en juillet. De ce fait, il a parfois besoin d’être irrigué, ce qui lui confère une réputation de culture gourmande en eau. Pourtant, les trois quarts des surfaces de maïs françaises se satisfont de l’eau de pluie !

Le maïs, une plante disciplinée

diagramme eau pour 1kg matiere seche

Modération

En agriculture, on mesure le rendement d’une culture en matière sèche. Ainsi, pour produire 1 kg de matière sèche de maïs, il faut seulement 460 L d’eau, ce qui en fait la plante la moins gourmande parmi le blé, le soja, la pomme de terre et le riz.

Avec le sorgho, le maïs est la culture qui sait le mieux gérer sa consommation d’eau. Sa très bonne photosynthèse et sa faculté à limiter sa transpiration lui permettent d’avoir une très forte résistance à de hautes températures. Il peut aussi redémarrer sa croissance après un épisode de manque d’eau assez prolongé : il sait attendre l’eau.

Tolérance

Grâce à l’amélioration génétique, la tolérance au stress hydrique des nouvelles variétés de maïs a augmenté. Ainsi, ils résistent mieux et plus longtemps aux épisodes de sécheresse.
Les rendements moyens nationaux continuent à progresser malgré une baisse relative des surfaces irriguées. Les mécanismes de tolérance sont complexes et les gènes impliqués sont nombreux, mais leur connaissance de plus en plus affinée permet d’espérer l’arrivée de variétés qui supportent de mieux en mieux les épisodes de sécheresse.

Des consommateurs exigeants

L’irrigation du maïs est essentielle surtout pour répondre aux besoins des consommateurs : si on arrêtait l’irrigation, qui sert à sécuriser la production tant en qualité qu’en quantité, seulement sur le quart des surfaces, on perdrait 4 millions de tonnes de maïs grain. Il faudrait gagner au minimum 600 000 hectares d’espaces cultivables pour compenser le manque de céréales !
De plus, dans certaines zones et pour des productions spécifiques (maïs semences, doux, popcorn), l’irrigation est obligatoire dans le cahier des charges des industriels pour assurer la qualité recherchée par les consommateurs.

Des tricots quoi ? Des trichogrammes

Le maïs est l’une des grandes cultures qui reçoit le moins de produits phytosanitaires à l’hectare : il utilise peu d’insecticides et de fongicides, à raison de 1,5 passages de pulvérisateurs pour un champ de maïs contre 2 à 6 (voire plus) dans les autres grandes cultures. L’essentiel des traitements concerne le désherbage – qui peut se faire mécaniquement –, tandis que la lutte contre les insectes nuisibles peut se faire, de différentes façons comme le traitement par biocontrôle avec les trichogrammes.

Les trichogrammes, ça ne sonne pas très « bio » comme nom. Et pourtant !

Les trichogrammes sont des insectes très utiles pour la culture du maïs. Sans insecticide et sans les trichogrammes, le maïs peut être envahi par la pyrale ; un insecte ravageur qui entraîne des pertes de rendement et une dégradation de la qualité sanitaire des cultures. Deux méthodes principales de lutte contre cet insecte existent : chimique ou biologique. Cette dernière consiste à utiliser des organismes vivants prédateurs de la pyrale, les trichogrammes, pour protéger la plante. Ces micro-guêpes se reproduisent en parasitant les œufs de la pyrale, empêchant ainsi la naissance des chenilles ravageuses.

Plus précisément…

Qu’est-ce que c’est ?

Le trichogramme est un hyménoptère de la même famille que l’abeille ou la guêpe. Il mesure environ 0,8 mm, c’est pourquoi on parle souvent de micro-guêpe ou micro-hyménoptère.

Comment agissent-ils ?

Les trichogrammes sont conditionnés dans une capsule qui, une fois déposée, manuellement ou par lâcher de drone, les libère. Les capsules contenant les trichogrammes sont placées sous les feuilles de maïs, à proximité des œufs des pyrales, afin que les trichogrammes ainsi délivrés pondent leurs propres œufs dans ceux des pyrales. Pour une mesure efficace, un champ de maïs doit contenir au moins 25 capsules de diffusion par hectare, qui doivent être disposées dès le début de la ponte des pyrales. Les réseaux de Surveillance Biologique du Territoire aident à la détermination des dates optimales de pose, en suivant les dates de chrysalidation des larves de pyrale.

Comment agissent les trichogrammes pour lutter contre les ravageurs ? Exemple avec Trichotop Max !

Quels sont leurs atouts ?

Inoffensifs pour l’homme, efficaces contre la pyrale, les trichogrammes sont parfaitement adaptés à l’utilisation en zones sensibles (proximité d’habitation, de cours d’eau, champs avec présence de personnes comme les castreurs de maïs semence…). Le trichogramme étant spécifique de la pyrale, il ne détruit pas les autres insectes présents dans la parcelle, notamment les parasites et prédateurs de pucerons ainsi que ceux de la pyrale.

L’adaptation, le maître mot du maïs

Adaptation aux climats

Grâce à la sélection, le maïs s’est adapté à différents climats avec le développement de variétés plus rustiques.  Elles résistent mieux au froid, à la sécheresse et ont de meilleurs rendements plus réguliers d’une année sur l’autre. Du nord au sud, d’est en ouest, le maïs se cultive partout et même jusqu’à 1 000 m d’altitude.

Adaptation des producteurs

Les producteurs de maïs font bon usage des progrès dans la filière, et rapidement : ils adaptent leur stratégie de semis à l’évolution climatique, choisissent la variété en fonction du climat, de la nature des terres cultivées et de leur potentiel… Par exemple, le semis précoce permet d’avancer la floraison à une période où il ne fait pas encore trop sec.

Adaptation aux exigences…

… De qualité

Depuis plus d’un demi-siècle, grâce au travail des sélectionneurs de semences, les variétés de maïs n’ont cessé d’être améliorées pour répondre à la diversité des utilisations (amidon, grains, semoule, fourrage…). Pour satisfaire les attentes des consommateurs et des industriels, les sélectionneurs tiennent compte de critères qualitatifs, comme la  teneur en amidon et, en protéines contenues dans le grain, ou encore, la valeur énergétique dans le cas du maïs fourrage destiné aux ruminants.

… De rendements

Les travaux réalisés par les sélectionneurs et la filière semence ont permis de produire des variétés de maïs plus résistantes aux aléas climatiques et biologiques: tolérance à la sécheresse, résistance à la verse*, tolérances aux maladies et aux ravageurs de la plante… Cette rusticité offre aux agriculteurs une régularité de leurs rendements. Plus résistants, ces maïs sont donc moins gourmands en compléments extérieurs ; par exemple l’apport d’azote et l’application de traitements phytosanitaires sur les cultures de maïs sont limités.

Verse : Accident de végétation où la culture se retrouve couchée au sol en raison d’intempéries, d’attaques parasitaires ou d’accidents physiologiques, entrainant une baisse importante de rendement, voire la perte de la récolte.

Patience et longueur de temps…

Mais cette adaptation par la sélection variétale, est un travail de longue haleine et d’anticipation car il faut en moyenne 10 années de recherches nécessaires avant de commercialiser une nouvelle variété. Les chercheurs doivent savoir anticiper les besoins des agriculteurs et attentes de consommateurs et des citoyens.

Le maïs pour lutter contre le changement climatique

Par action directe

Un purificateur d’air

Grâce à sa très bonne photosynthèse, le maïs absorbe plus de CO2 et rejette plus d’oxygène que la plupart des autres plantes. Un hectare de maïs produit 16 à 32 tonnes d’oxygène, soit 2 fois plus à l’hectare que la forêt !

Une pompe à CO2

Grâce au mécanisme de la photosynthèse, qui prélève le CO2 de l’atmosphère pour nourrir et faire se développer la plante, les grandes cultures sont de véritables puits de carbone. Dans ce domaine le maïs est la culture la plus performante. Cette plante est en effet dotée d’une photosynthèse qui fixe plus de CO2 que les autres grandes cultures françaises – 70 millions de tonnes de CO2 absorbées par an en France. Et plus son rendement est élevé, plus la quantité de CO2 capté est importante. Le progrès de la sélection variétale fait donc également progresser les performances environnementales.

Le Maïs, pompe à carbone

Une réserve à carbone

L’autre levier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) est de stocker davantage de carbone dans le sol. C’est là un atout incontestable du maïs : pour une tonne de grains produite, une tonne de biomasse peut être restituée au sol sous forme de feuilles, de tiges et de racines. Le broyage de ces résidus et leur incorporation au sol appelée le « mulching » facilite la transformation de cette matière organique dans le sol en humus stable, forme de stockage de carbone. Chaque année en France, près de 4 millions de tonnes de carbone sont restituées au sol !

Par action indirecte

Une culture autonome

Outre sa capacité à absorber et à stocker le carbone, et à le rejeter sous forme d’oxygène dans l’air, le maïs est une plante peu gourmande en azote et en traitements. Le faible niveau d’intervention nécessaire offre donc déjà un bilan carbone très raisonnable à la culture du maïs.

Une énergie saine

L’action du maïs sur la diminution du rejet de GES continue après sa transformation, puisque la substitution des carburants d’origine fossile par des biocarburants améliore les bilans d’émission de gaz à effet de serre. À quantité d’énergie égale, l’éthanol de maïs rejette deux fois moins de CO2 que l’essence. De plus, la méthanisation à base d’ensilage de maïs est un moyen efficace et rentable de produire de l’électricité et de la chaleur tout en limitant les émissions.

Une culture pleine d’énergie(s)

Avec le maïs, on produit de l’énergie mais aussi des biomatériaux et des matières premières pour la chimie du végétal. Son utilisation réduit la consommation des énergies fossiles, diminue les émissions de gaz à effet de serre et crée des emplois sur nos territoires.

La France n’a pas de pétrole mais elle a du maïs

Alternative à la pétrochimie, le maïs sert à la fabrication de colle, de papier, de matériaux de construction, de lessives, de peintures, de matériaux biodégradables (couche-culotte, vaisselle jetable, sac de caisse, capsule compatible Nespresso…) de médicaments, de cosmétiques et de molécules pour la chimie du végétal. À noter par exemple, un sac plastique issu du maïs se dégrade en moins de 6 mois contre 400 ans pour les sacs plastiques issus de la pétrochimie.

La révolution jaune avec la transformation du maïs

Du maïs dans vos voitures : le bioéthanol

Le bioéthanol, produit à partir de matière première végétale issue du maïs, du blé ou de la betterave, est un carburant renouvelable.

Le bioéthanol est actuellement présent dans toutes les essences distribuées à la pompe en France : à hauteur de 5 % dans le SP95-E5 et le SP98-E5, jusqu’à 10 % dans le SP95-E10 et entre 65 % et 85 % dans le superéthanol E85. Utiliser du bioéthanol comme carburant permet de générer moitié moins de CO2 dans l’atmosphère qu’avec de l’essence, et consomme 2 fois moins d’énergie fossile.

Le nombre de pompes de carburant disposant de E85 augmentent chaque année car ce carburant écologique est également le moins cher ! En janvier 2022, 2 712 stations-services distribuent le Superéthanol-E85

En Aquitaine, dans son usine de Lacq, Bioénergie du Sud-Ouest transforme plus de 500 000 tonnes de maïs en 2,2 millions d’hectolitres de bioéthanol par an. Et cette usine a produit du gel hydroalcoolique en 2020 et participé ainsi à la lutte contre la crise sanitaire.

www.bioethanolcarburant.com

Du maïs dans vos chaudières : le biogaz et le biométhane

En Europe, l’Allemagne est le premier pays producteur de biogaz issu de maïs fourrage et y consacre plus de 900 000 hectares. L’Italie se situe à la seconde place avec 130 000 hectares. Une centrale de biogaz de 500 kWh, fournie par 250 hectares de maïs, permet d’approvisionner en électricité 1 100 foyers pendant 1 an. En France, l’unité de méthanisation de Létang (77) injecte du biométhane issu de 300 hectares de maïs, dans un réseau de distribution local de gaz pour fournir de l’énergie à 1 000 foyers.

Mais quelle est la différence entre biogaz et biométhane ? Justement, ces deux gaz sont similaires, créés à partir de la méthanisation du maïs ; le biométhane n’est autre que du biogaz épuré – utilisé comme alternative au gaz naturel.

2 Économie

LA FRANCE, FORCE DE PRODUCTION

En France, en 2021, la culture du maïs représentait près de 10 % de la surface agricole utile (SAU). Trois millions d’hectares sont alloués à la culture du maïs en France.

Le maïs parvient même à briguer la place de deuxième céréale la plus cultivée en France, et celle de céréale la plus produite au monde. C’est donc une « grande » culture de premier plan, avec tous les enjeux que cette dénomination comporte.

Pour reprendre les propos de Matthieu Brun, chercheur en géopolitique et spécialiste des questions agricoles, « le maïs est aujourd’hui une culture profondément géostratégique ». Une culture géostratégique, c’est « une culture dont tout le monde a besoin, qui est produite partout, mais pas de façon uniforme ».

La céréale jaune est ainsi l’objet de nombreuses tractations et d’enjeux géopolitiques et contribue à la souveraineté alimentaire de la France et de l’UE.



LA FRANCE, 1er EXPORTATEUR EUROPÉEN dans une UE déficitaire en maïs

La France se place aujourd’hui en tant que leader du marché du maïs de l’UE. Ses atouts climatiques, ses sols, le savoir-faire des agriculteurs et l’organisation efficace des filières – de la recherche semencière, particulièrement innovante dans l’Hexagone, à la transformation, créatrice de valeur ajoutée – expliquent cette position.

Quelques chiffres sur les surfaces cultivées

  • La moitié des surfaces dédiées au maïs servent à produire du maïs ensilage (ou fourrage), utilisé pour alimenter les bovins élevés pour le lait et la viande ;
  • 48 % des surfaces sont consacrées au maïs grain, destiné là aussi à l’alimentation animale (il est particulièrement utilisé dans l’élevage de porcs et de volailles) ;
  • Les 2 % restants sont consacrés au maïs semence (les semences servent aux maïsiculteurs à replanter du maïs l’année suivante) et au maïs doux. Ce dernier type est le plus connu des consommateurs puisqu’il est destiné exclusivement à la consommation humaine. 

En France, en 2021, ce sont :

  • 1,4 million d’hectares de maïs fourrage
  • 1,53 million d’hectares de maïs grain
  • 85 000 hectares de maïs semences
  • 24 100 hectares de maïs doux

Le maïs grain : la principale exportation française

La France se positionne comme la principale force productrice de maïs de l’Union Européenne. Elle alimente en maïs la majorité de ses voisins.

La production de maïs en France est essentielle à la souveraineté de l’UE, car elle permet de fournir l’UE, avec une céréale conforme à ses normes de production et aux attentes de ses consommateurs. Le maïs grain produit en France est ainsi exporté à 45 % et quasi exclusivement dans des pays l’Union Européenne. C’est un maïs de qualité, produit en quantité suffisante pour approvisionner le continent qui doit régulièrement faire appel à l’importation pour répondre à ses besoins : Belgique et Pays-Bas importent du maïs pour la production d’amidon, tandis que l’Espagne et l’Allemagne se fournissent pour l’alimentation animale.

Carte répartition par hectares

Le maïs semence bleu-blanc-rouge, médaille d’or mondiale

La France est le premier producteur Européen de maïs semence et le premier exportateur mondial. Cette production de pointe est à la source de nombreux emplois : 26 entreprises de sélection travaillent avec 3500 producteurs de maïs semence. Tous les corps de métiers sont ainsi représentés, des ingénieurs qui confectionnent les variétés en R&D aux agriculteurs qui s’assurent de la reproduction des semences dans les champs.

Cette production agricole permet de fournir les agriculteurs européens en semences de grande qualité. L’exportation de semence de maïs et de sorgho a ainsi généré un excédent commercial de 556 millions d’euros lors de la campagne 2020/2021. C’est la marque d’un engouement pour un produit d’excellence, produit sur le sol de l’U.E.

Le maïs doux : une production du terroir pour nourrir les hommes

Le maïs doux est celui que l’on connaît le mieux et que l’on retrouve dans nos salades estivales. Il est vendu en conserve, surgelé, ou même directement en épi. Le marché du maïs doux tend à évoluer positivement : si l’image de la salade tomate-fêta-maïs est un incontournable de notre été, on retrouve du maïs dans de nombreux plats chauds (des chilis con/sin carne, par exemple !) désormais servis régulièrement sur les tables.

La restauration collective s’empare également de cet ingrédient de choix pour cuisiner des plats savoureux. C’est, selon les régions, souvent une production locale qui fournit les cantines et les cafétérias : un critère de choix lorsqu’il s’agit de privilégier les circuits courts et le made in France.

Là encore, le savoir-faire de la France est reconnu dans cette discipline : l’exportation du maïs doux, destiné à la consommation humaine, génère un excédent commercial de 137 millions d’euros en 2021.

LE MAÏS DOUX, DE LA COULEUR DANS NOS ASSIETTES

Le maïs doux est exclusivement destiné à la consommation humaine. Il est le plus souvent commercialisé en conserve, en surgelé ou en épis. Les variétés de maïs doux sont issues d’une sélection génétique ralentissant la transformation des glucides en amidon, ce qui lui permet de garder sa texture dite « douce », légèrement croquante, et son goût sucré.

La France exporte une partie du maïs doux qu’elle produit, signe que nos voisins européens réclament les produits qui s